Se rendre visible à soi-même.

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Démarche

En bas de page, dossier artistique + présentation de la pièce concert Être, et voilà


A partir de son fond de dessins et de ceux qui viennent, Yves Pecqueur a entrepris la construction de cahiers.
Chaque cahier est un geste poétique où, partant d’un propos déclencheur, dialoguent textes et images.

La rédaction des cahiers
obéit à des règles précises.

Créer un cadre strict,
à la limite de l’austérité.
Dans cette base solidement établie,

formellement classique,
place au mouvement.
Rigueur et fantaisie.

Toujours chercher l’économie de moyens,
dans le texte comme dans l’illustration.
Si exubérance, c’est donc que l’exubérance,
est le moyen minimal pour le propos.

Ces cahiers font collection.

C’est cette collection qui est présentée ici.




Illustration issue du cahier Rythme et appui,
dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.





La couleur.
Un seul élément.

Dimension originale 60x40 cm, tirage sur papier photographique
Illustration issue du cahier Fissures,
dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.








Le désordre ordonné,
du courant qui se forme.

Illustration issue du cahier Voies bleues,
dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.










Des illustrations qui ne sont absconses,
qu’avant la lecture du texte.

Illustration issue du cahier Trois ~,
dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.




Peut venir un personnage.

Ce personnage dit :

« Mon hyperviolence,
ma subversion radicale,
ma rupture intellectuelle,
c’est la douceur. »

Illustration issue du cahier Joie,
dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.







De l’espace, comme dans une galerie.
Un texte qui ne saute pas aux yeux
en criant « lis-moi !! ».
Une certaine idée de la paix nécessaire
pour parler des vraies choses.

yves pecqueur altitudes exemple page






Quelques mots sur l’auteur :

Plus d’une vie, plus d’une tentative,
parfois, le bon geste, au bon moment.
Yves Pecqueur, né en 1955,
travaille le minimalisme,
au sens d’autant d’économie de moyens que possible.
Ainsi, il propose en peu de traits et de mots,
avec tendresse et humour, des pensées et émotions, une poésie.




YVES PECQUEUR – DOSSIER ARTISTIQUE

Yves Pecqueur travaille avec peu : quelques mots, quelques lignes, une voix.

Depuis la fin des années 1970, il explore les formes modestes — le cahier, le dessin, le chant, la parole dite — comme autant de lieux de présence. En 1980, sa voix passe par la radio, lors de l’émission Libre parcours variétés sur France Culture, aujourd’hui conservée dans les archives de l’INA.

Son travail se déploie au long cours, notamment à travers Les Cahiers, où textes et dessins se répondent dans une économie volontaire, attentive aux silences, aux relations, aux traces laissées par le passage des êtres.
L’important est de faire, d’aller vers cet accord profond avec soi.



Présentation de la pièce-concert Être, et voilà

Yves Pecqueur – multi-instrumentiste, poésie


Être, et voilà.
Ce rêve de simplicité.
Une tentative, sans réponse définitive, de faire avec l’immense question d’exister.

Être, et voilà ne cherche pas à conclure. La pièce avance autrement : par fragments, par essais, par détours. Elle s’autorise l’inachevé, l’accident, le doute. Peut-être qu’au fil du parcours, quelque chose apparaît — non comme une solution, mais comme un éclair de justesse.

Sur scène, Yves Pecqueur traverse un chemin de vie sensible :
sortir des attendus, des normes, se rapprocher d’un soi plus ordinaire.
Un humain avec ses failles, ses hésitations, mais aussi une volonté, un désir : vivre, sans le poids constant du jugement.

L’espace devient alors un terrain d’exploration.
Un lieu pour tester, essayer, rater, recommencer — sans assignation.

Le parcours musical accompagne ce mouvement :
du piano à la guitare, de la cigarbox à l’harmonica,
de l’académique au traditionnel,
du construit à l’émotion brute,
du complexe vers une forme de dépouillement,
sans jamais présumer que le simple soit facile.

Les formes se déplacent :
du classique à la performance,
de l’abondance au presque rien,
jusqu’au silence lui-même.

Les textes apparaissent, puis s’effacent. Ou non.

Être, et voilà propose une présence plutôt qu’un discours.
Un passage.
Un rite de passage.
Une tentative de se tenir là,
et voilà.



Être, et voilà, se construit en trois volets :
1 La route
2 J’y suis
3 Et après

La route et J’y suis ont été expérimentés respectivement en mai 2025 et avril 2026.
Le volet 3 est en construction.


« Les rares fois où je me suis frotté à l’institution, je n’ai pas été découragé ».
J’ai appris l’étonnement de ce qu’un dessin, où l’on ne met rien d’autre que « tout son coeur d’enfant », puisse faire objet de compétition.