
Se rendre visible à soi-même.
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En bas de page, dossier artistique + présentation « Un pied dans l’âge » + présentation de la pièce concert « Être, et voilà ».
Un pied dans l’âge / Page Youtube : https://www.youtube.com/@ypecqueur





A partir de son fond de dessins et de ceux qui viennent, Yves Pecqueur a entrepris la construction de cahiers.
Chaque cahier est un geste poétique où, partant d’un propos déclencheur, dialoguent textes et images.
La rédaction des cahiers
obéit à des règles précises.
Créer un cadre strict,
à la limite de l’austérité.
Dans cette base solidement établie,
formellement classique,
place au mouvement.
Rigueur et fantaisie.
Toujours chercher l’économie de moyens,
dans le texte comme dans l’illustration.
Si exubérance, c’est donc que l’exubérance,
est le moyen minimal pour le propos.
Ces cahiers font collection.
C’est cette collection qui est présentée ici.

dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.
La couleur.
Un seul élément.

dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.
Le désordre ordonné,
du courant qui se forme.

dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.
Des illustrations qui ne sont absconses,
qu’avant la lecture du texte.

dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.
Peut venir un personnage.
Ce personnage dit :
« Mon hyperviolence,
ma subversion radicale,
ma rupture intellectuelle,
c’est la douceur. »

dimension originale de travail 60×40 cm, tirage sur papier photographique.
De l’espace, comme dans une galerie.
Un texte qui ne saute pas aux yeux
en criant « lis-moi !! ».
Une certaine idée de la paix nécessaire
pour parler des vraies choses.

Quelques mots sur l’auteur :
Plus d’une vie, plus d’une tentative,
parfois, le bon geste, au bon moment.
Yves Pecqueur, né en 1955,
travaille le minimalisme,
au sens d’autant d’économie de moyens que possible.
Ainsi, il propose en peu de traits et de mots,
avec tendresse et humour, des pensées et émotions, une poésie.
YVES PECQUEUR – DOSSIER ARTISTIQUE
Yves Pecqueur travaille avec peu : quelques mots, quelques lignes, une voix.
Depuis la fin des années 1970, il explore les formes modestes — le cahier, le dessin, le chant, la parole dite — comme autant de lieux de présence. En 1980, sa voix passe par la radio, lors de l’émission Libre parcours variétés sur France Culture, aujourd’hui conservée dans les archives de l’INA.
Son travail se déploie au long cours, notamment à travers Les Cahiers, où textes et dessins se répondent dans une économie volontaire, attentive aux silences, aux relations, aux traces laissées par le passage des êtres.
L’important est de faire, d’aller vers cet accord profond avec soi.
Un pied dans l’âge
Présentation
Dans Un pied dans l’âge, Yves Pecqueur construit un espace à partir d’un dispositif volontairement réduit : un homme de 70 ans, son visage, un cadre visuel stable, de la musique et aucune parole. Vidéo après vidéo, ce cadre presque inchangé accueille ce qui, au contraire, varie constamment : les humeurs, les gestes, le regard, la fatigue, le sourire, le cafard, le doute, les effets du temps et la manière d’être présent à soi-même.
La répétition est l’un des éléments constitutifs du travail. Le même visage revient, les jours passent, les séquences s’accumulent. Chacune peut être regardée séparément, mais leur succession fait progressivement apparaître autre chose qu’une collection de portraits : un espace dans lequel le quotidien, le vieillissement et les états intérieurs deviennent une matière de recherche.
Pecqueur tient à distance ce qu’il appelle « le culte de la prouesse ». Il ne s’agit pourtant ni d’un éloge du renoncement ni d’une opposition entre réussite et échec. L’exigence demeure, mais elle n’est pas placée dans l’accomplissement d’une performance. Le travail se donne plutôt le temps de chercher, de regarder, de comprendre, de se positionner et, peut-être, de décider. Le tâtonnement n’y est donc pas nécessairement l’envers d’un résultat : il constitue une manière de travailler et de traverser le temps.
Cette économie de moyens produit une situation inhabituelle pour celui qui regarde. Un pied dans l’âge ne demande aucune connaissance particulière de l’art contemporain pour être abordé, mais son accès n’est pas nécessairement immédiat. Il faut accepter de rester quelque temps devant un visage qui ne parle pas, devant des variations parfois minimes, et laisser agir ce qui se présente. La rencontre peut alors se faire moins par l’interprétation d’un message que par la jonction entre ce qui est montré et le sensible propre à chacun.
L’humour occupe à cet égard une place importante. Il ne vient pas alléger artificiellement des sujets réputés graves — l’âge, la solitude, le doute ou le cafard — mais appartient au même espace qu’eux. Une grimace, une formule, un décalage ou quelques notes peuvent côtoyer un moment plus sombre sans que l’un annule l’autre. Le travail refuse ainsi aussi bien la solennité attendue devant le vieillissement que l’obligation d’en proposer une vision positive.
Commencé en 2026, Un pied dans l’âge se développe sous la forme d’un corpus ouvert de vidéos. Leur publication en ligne constitue une première porte d’entrée dans l’œuvre, qui peut également être présentée par projection, installation, multi-écrans ou dans différents lieux culturels et lieux de vie. Le dispositif n’est pas construit en vue d’une conclusion : son accumulation et sa transformation dans le temps font partie du travail.
Présentation de la pièce-concert Être, et voilà
Être, et voilà.
Ce rêve de simplicité.
Une tentative, sans réponse définitive, de faire avec l’immense question d’exister.
Être, et voilà ne cherche pas à conclure. La pièce avance autrement : par fragments, par essais, par détours. Elle s’autorise l’inachevé, l’accident, le doute. Peut-être qu’au fil du parcours, quelque chose apparaît — non comme une solution, mais comme un éclair de justesse.
Sur scène, Yves Pecqueur traverse un chemin de vie sensible :
sortir des attendus, des normes, se rapprocher d’un soi plus ordinaire.
Un humain avec ses failles, ses hésitations, mais aussi une volonté, un désir : vivre, sans le poids constant du jugement.
L’espace devient alors un terrain d’exploration.
Un lieu pour tester, essayer, rater, recommencer — sans assignation.
Le parcours musical accompagne ce mouvement :
du piano à la guitare, de la cigarbox à l’harmonica,
de l’académique au traditionnel,
du construit à l’émotion brute,
du complexe vers une forme de dépouillement,
sans jamais présumer que le simple soit facile.
Les formes se déplacent :
du classique à la performance,
de l’abondance au presque rien,
jusqu’au silence lui-même.
Les textes apparaissent, puis s’effacent. Ou non.
Être, et voilà propose une présence plutôt qu’un discours.
Un passage.
Un rite de passage.
Une tentative de se tenir là,
et voilà.
Être, et voilà, se construit en trois volets :
1 La route
2 J’y suis
3 Et après
La route et J’y suis ont été expérimentés respectivement en mai 2025 et avril 2026.
Le volet 3 est en construction, à travers notamment, de « Un pied dans l’âge ».












